20 Juil Deep Plane Facelift ou lifting SMAS : quelles sont les différences?
Le vocabulaire entourant le lifting peut donner l’impression qu’il faut choisir entre deux techniques concurrentes. Le Deep Plane Facelift et le lifting SMAS sont pourtant deux approches reconnues pour traiter les changements liés au vieillissement du bas du visage et, selon le plan opératoire, du cou. Leur principale différence ne tient pas au fait que l’une serait plus récente ou plus poussée, mais à la façon dont le chirurgien libère, repositionne et soutient les tissus sous la peau.
Le nom d’une technique ne décrit pas à lui seul tous les détails de l’intervention. Il existe plusieurs variantes, et un lifting peut être associé à un lifting du cou, à un lipofilling ou à une autre intervention complémentaire. Il est donc plus utile de comprendre les structures traitées que de choisir une opération uniquement en fonction de son appellation.
Le vieillissement du visage ne se limite pas à la peau
Avec le temps, plusieurs changements se produisent en même temps : la peau perd une partie de son élasticité, les compartiments graisseux du visage se déplacent ou diminuent, les ligaments de soutien se relâchent et les tissus profonds descendent. Les joues peuvent alors paraître plus plates, les sillons autour de la bouche se creuser, des bajoues apparaître et l’ovale du visage perdre de sa définition. Au cou, on peut observer un relâchement cutané, des amas graisseux ou des bandes platysmales visibles.
Un lifting moderne vise à redistribuer et à soutenir les tissus profonds plutôt qu’à compter sur la seule tension de la peau. Celle-ci peut ensuite être redrapée sans donner un aspect excessivement tiré. L’intervention n’arrête pas le vieillissement, n’efface pas toutes les rides et ne remplace pas nécessairement le volume perdu, mais elle peut améliorer des contours qu’une crème, des injections ou un traitement de raffermissement ne peuvent reproduire au même degré.
Qu’est-ce qu’un lifting SMAS?
Le système musculo-aponévrotique superficiel, ou SMAS, est une couche fibreuse reliant les muscles du visage aux tissus mous qui les recouvrent. Lors d’un lifting SMAS, le chirurgien soulève la peau dans la mesure nécessaire, puis retend ou repositionne cette couche de soutien. Selon l’anatomie et le plan retenu, le SMAS peut être replié, partiellement retiré et suturé, ou soulevé sous forme de lambeau.
Cette approche peut atténuer les bajoues et redéfinir la ligne mandibulaire tout en limitant la tension exercée sur la peau. Elle s’adapte aussi à différents degrés de relâchement. Son effet sur les joues, les sillons nasogéniens et le cou dépend de la variante utilisée et des régions ajoutées au traitement.
Qu’est-ce qu’un Deep Plane Facelift?
Le Deep Plane Facelift emprunte un plan situé sous le SMAS et libère certains ligaments de rétention. La peau et le SMAS demeurent reliés et sont repositionnés ensemble comme une seule unité. Cette libération peut permettre de déplacer les tissus des joues et du bas du visage sans séparer la peau sur une zone aussi étendue que dans certaines autres techniques.
Cette approche peut être envisagée lorsque la descente du milieu du visage, les bajoues et les sillons nasogéniens marqués figurent parmi les principales préoccupations. On la décrit parfois comme donnant un résultat plus naturel, mais le naturel n’appartient pas à un seul plan chirurgical. Le jugement du chirurgien, la direction de la remise en tension, la manipulation des tissus et l’adéquation du plan à l’anatomie influencent tous le résultat.
Deep Plane ou SMAS : les différences concrètes
Les deux interventions agissent sous la peau et peuvent produire une amélioration importante. Leurs différences sont surtout anatomiques :
| Élément | Lifting SMAS | Deep Plane Facelift |
|---|---|---|
| Manipulation des tissus | La peau et le SMAS sont généralement mobilisés et traités comme des couches distinctes | La peau et le SMAS sont en grande partie repositionnés ensemble après une libération plus profonde |
| Libération ligamentaire | Varie selon la technique SMAS choisie | Certains ligaments de rétention sont habituellement libérés dans le plan profond |
| Cible fréquente | Relâchement du bas du visage, bajoues et mâchoire, selon la portée de la variante | Descente des joues, bajoues, mâchoire et plis profonds lorsque l’anatomie s’y prête |
| Personnalisation | Comprend plusieurs variantes bien établies | Peut aussi être modifié et combiné à un traitement du cou ou à d’autres interventions |
Ces distinctions générales ne permettent pas de prédire un résultat individuel. Un lifting SMAS bien indiqué peut mieux convenir à un visage donné qu’un Deep Plane Facelift, et l’inverse peut être vrai pour une autre personne.
Comment choisir la technique appropriée?
Le choix dépend des zones où les tissus sont descendus, de l’épaisseur et de la qualité de la peau, du volume facial, des opérations antérieures, de la ligne des cheveux, des cicatrices possibles et de l’état du cou. La santé générale, l’exposition à la nicotine, les médicaments, les antécédents de cicatrisation et la capacité d’organiser la convalescence comptent également.
Une personne surtout préoccupée par ses bajoues n’a pas nécessairement besoin du même plan qu’une autre présentant une descente marquée des joues et un relâchement du cou. De plus, un lifting ne corrige pas directement la position des sourcils, les paupières, les dommages solaires superficiels ou toutes les pertes de volume. Ces éléments demandent une évaluation distincte.
Il est utile de demander au chirurgien ce qu’il entend précisément par chaque technique : quelles couches seront libérées, si le cou est inclus, où seront situées les incisions et pourquoi le plan proposé correspond aux changements que l’on souhaite traiter.
Incisions, cicatrices et récupération
Les incisions d’un lifting passent habituellement autour de l’oreille et peuvent se prolonger dans le cuir chevelu; leur tracé exact varie selon l’intervention. Un traitement du cou peut nécessiter une petite incision supplémentaire sous le menton. Les cicatrices sont permanentes, même si elles s’atténuent généralement au fil de leur maturation.
L’enflure, les ecchymoses, une sensation de tension et des changements temporaires de sensibilité sont attendus au début. Le moment où l’on se sent à l’aise en public ou prêt à reprendre le travail dépend de l’étendue de la chirurgie, du type d’emploi et de la guérison individuelle. Une enflure résiduelle et la maturation des cicatrices se poursuivent après la première phase visible de la récupération.
Les complications possibles comprennent notamment le saignement ou l’hématome, l’infection, un retard de cicatrisation, des cicatrices défavorables, une asymétrie, une modification de la ligne des cheveux, une atteinte cutanée, un engourdissement prolongé ainsi qu’une atteinte temporaire ou persistante de branches du nerf facial. Les risques liés à l’anesthésie et aux caillots doivent aussi être abordés.
L’objectif est une intervention adaptée, pas une étiquette
Le Deep Plane Facelift et le lifting SMAS ne sont pas deux raccourcis vers un visage standardisé. Chacun constitue un cadre que le chirurgien adapte au type de vieillissement, à la structure du visage et à l’ampleur du changement souhaité. La question la plus utile n’est donc pas « Quel lifting est le meilleur? », mais plutôt « Quelle intervention traite mes préoccupations sans opérer des zones qui n’en ont pas besoin? »
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